J’ai pris le ferry

ferry

Pour aller en Corse, deux possibilités s’offrent à vous : l’avion ou le ferry. J’ai choisi la seconde option. Hormis la fois où j’ai pris un petit bateau pour faire le tour de Fort Boyard (si, si, c’est possible) et le bateau-mouche en mode touriste à Paris, je n’avais jamais voyagé avec un gros bateau. C’était donc l’occasion !

Plus d’une heure avant le départ, vous devez vous présenter dans les starting-blocks. J’avais l’impression d’être sur un circuit automobile attendant que le drapeau s’agite devant moi pour mettre le turbo. L’entrée dans le ferry se fait comme dans un parking souterrain ; vous remplacez la barrière par des petits bonhommes en combi jaunes qui vous indiquent la direction et le tour est joué. On cale la voiture, on suffoque un peu (environ 32°, chaleur tournante) et on abandonne titine l’espace de quelques heures.

Une fois à l’intérieur, c’est simple, vous avez l’impression de faire une croisière. Il y a des salles pour manger, pour se poser, pour jouer à des bornes d’arcade, regarder la télévision sur un écran ridicule sur lequel vous ne captez même pas le son et des cabines. Vous pouvez bien évidemment vous promener sur le pont. Croyez-le ou non, j’ai fait comme une gosse, j’ai gravi toutes les marches pour me retrouver tout en haut, voir le paysage et faire coucou à plein de gens que je ne connais qui attendaient que le ferry largue les amarres.

Concernant le personnel, la compagnie étant Corsica Ferries, ce dernier était vêtu d’un costume jaune moutarde, et était… italien. Alors mettons tout de suite les points sur les « i » : je n’ai absolument rien contre les Italiens. Mais ce personnel était aimable comme une porte de prison. Ça ne dit pas « bonjour » dans les allées, ça marmonne dans sa barbe, pardon ça rouspète en italien et pas de manière très discrète. Vous l’aurez compris : je n’ai pas été conquise par le charme italien.

Bonne nouvelle tout de même, je n’ai pas eu le mal de mer, même si en cabine, allongée sur mon lit superposé, je n’ai pas vraiment apprécié la petite berceuse de Dame Nature qui, au lieu de m’endormir, m’a tenue éveillée. De retour sur la terre ferme, j’ai lancé un dernier regard vers ce gros bateau qui m’avait amenée du « continent » à « l’île » avec un petit sourire en coin. « Ça y est, je l’ai fait. »

 

 

Advertisements

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s