La commère du village

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Si vous ne vivez pas dans une maison au beau milieu des champs sans aucune habitation aux alentours, sachez que vous échappez à une activité que bon nombre de voisins exercent : vous espionner. Oui, il suffit de vivre dans un quartier où se trouvent des femmes au foyer [oui parce que majoritairement ce sont elles qui font ça, ou exception : le papy pervers] pour devenir l’objet de certaines de leurs conversations [appelées plus communément des potins ou des commérages].

Pas très discrète derrière le rideau de la cuisine, la voisine observe votre façon de vous habiller, vos déplacements et surtout les personnes qui viennent  chez vous ou celles avec qui vous partez. Ce n’est pas un hasard si au moment où un copain klaxonne devant votre porte, elle se trouve là, l’œil hagard, l’oreille attentive. Et si vous avez la bonne idée de regarder dans sa direction, vous verrez qu’elle fait semblant de nettoyer les vitres ou de remettre en place la tringle du rideau. Ce n’est pas non plus le destin si, lors de votre première heure de conduite, elle est présente, vous observe, curieuse de savoir si vous allez réussir votre démarrage.

Si seulement elle ne faisait qu’observer. Voilà qu’elle relaye l’information et tant pis si   elle déforme parfois l’histoire. « Simone, tu as vu hier soir vers 19h58, il y a son petit ami qui est venu chez elle. Il est resté au moins deux heures à l’intérieur !! » Alors qu’en fait ce n’était que votre cousin qui venait pour restaurer le système de votre ordinateur. Les commères changent aussi de place selon les saisons. Par exemple, si vous les cherchez en hiver, pas besoin d’aller très loin, elles sont sur le palier. Si nous sommes en été, suivez-les au bruit. Oui parce que la  commère de base ne cuisine pas en été. Elle est dehors, installée sur sa chaise de camping avec ses autres compères, à manger un sandwich et à rigoler comme une hyène jusqu’à une heure de matin s’il le faut. Et si elle n’est pas sur sa chaise, ne soyez pas sceptique, regardez au loin : elle promène le chien, même s’il n’y a personne au bout de la laisse.

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Une réflexion sur “La commère du village

  1. Ah les commérages, voire les rumeurs… Rien que pour les éviter, je regrette Paris. Au moins, dans une grande ville, on n’a pas le temps de s’occuper de mon cul.

    Maintenant que je suis revenue dans une très petite ville où tout le monde se connait grâce à l’usine qui fait vivre les habitants, les commérages sont l’occupation favorite de beaucoup de monde (les vieux principalement). Mon voisin de jardin est adepte du « Je te le dis mais tu ne le répètes pas ». Il faut toujours qu’il vienne espionner ce que je fais, me déballe la vie de tout le monde. Le problème, c’est que ça me rend mal à l’aise. Je me sens quelque part complice de ce qu’il m’apprend (pas faute de lui avoir dit que la vie des autres ne m’intéressaient pas mais on m’a toujours appris à ne pas me mettre les voisins à dos).

    Je me rends compte qu’il faut devenir commère pour être dans les bons souliers des autres et qu’on nous fiche la paix. Malheureusement, ce n’est pas mon truc…

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