A l’arrêt de bus

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Prendre le bus, c’est savoir combiner à la fois stratégie, bon sens et évidemment patience dans le meilleur des cas. Petite introduction tout d’abord réservée à ceux qui n’ont pas l’habitude de prendre le bus dans les grandes agglomérations :

Essayez du premier coup de ne pas vous tromper d’arrêt pour commencer ! Oui je sais, ç’a l’air bête comme chou, mais ça peut arriver à n’importe qui de prendre le bus et d’atterrir à la destination opposée à celle qui était prévue. Si vous ne connaissez pas les lieux, n’hésitez pas à demander au chauffeur de manière audible si c’est le bon arrêt. Sachez ensuite que même si vous ne prenez pas de carte spéciale mais que vous payez seulement pour un trajet, il vous faudra quand même valider le ticket. ‘Faîtes pas comme moi qui ne validais pas mais qui jetait quand même une fois arrivée !

Passons maintenant aux choses sérieuses :

Il pleut, vous êtes trempé car sans vous fier à Catherine Laborde, vous avez choisi ce matin de mettre votre tout nouveau manteau, option « sans capuche » En arrivant à l’arrêt, il n’y a plus de place pour vous mettre à l’abri. Pas de bol, il va vous falloir attendre dix minutes au bord du trottoir, non loin d’une gigantesque flaque d’eau, parce que le premier bus a été loupé de 30 secondes.

Le voilà qui arrive enfin ! Vous essayez de calculer l’endroit exact où il pourrait s’arrêter afin d’être pile poil en face de la porte. Tout le monde se bouscule, se pousse, comme si Johnny Depp se trouvait à l’intérieur. Vous êtes véritablement compressé. Que voulez-vous, c’est l’heure de pointe ! Il y a de la buée sur les vitres, il fait une chaleur épouvantable tant les gens sont entassés. Une vraie boîte à sardines. Tout le monde a les bras levés non pas pour faire la ola mais pour bien se tenir. Quel privilège d’avoir instantanément droit à un panel infini d’odeurs émanant de chaque être humain qui vous entoure. Et si par chance vous réussissez à obtenir une place assise, savourez-là ! Ça ne durera pas plus de cinq minutes avant qu’une petite vieille débarque et vous adresse son regard de cocker. Sentant la culpabilité et la compassion monter en vous, vous lui cédez votre place, gentiment. Après tout, vous êtes jeune, vous pouvez rester debout et laisser la place à ceux qui la méritent vraiment.

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