Le chapiteau des rêves

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Le marionnettiste Maurice Belbuzor traversait le monde entier pour présenter et mettre en scène ses marionnettes faites de bois et de ficelles. Il les imaginait, les inventait seul dans son petit atelier ; il en fabriquait énormément. Elles étaient devenues pour lui sa famille. Tous les soirs, il se rendait dans une ville différente pour se produire en spectacle. Il était veuf depuis quelques années déjà et approchait maintenant la soixantaine. Dans sa caravane, se trouvaient un vieux matelas défoncé, une couverture à moitié déchirée, des pots de peinture éparpillés un peu partout, et dans un coffre, une multitude de petites marionnettes. Maurice faisait rire et émerveillait les enfants. C’était sa joie de vivre.

Un après-midi, il prépara comme d’habitude le petit chapiteau et commença à s’entraîner pour son tout nouveau show. Le soir venu, il s’installa à l’extérieur avec Pataline, sa marionnette favorite et se mit à discuter avec elle, le tout pour attirer la foule. Le temps passait et malheureusement, ni les adultes et pas même les enfants ne semblaient intéressés.
Pourtant, il avait prévenu tout le village de son numéro. Des affiches étaient placardées sur tous les murs de la ville. A force d’attendre le public, le marionnettiste finit par s’endormir, ses poupées de bois à la main. Il commença dès lors à rêver qu’une foule entière se ruait sur lui pour lui lancer des tomates, des oeufs pourris, et qu’il n’avait plus le moindre sou.

Un bruit sourd le réveilla. Sa montre indiquait 21h30. Ce n’était pas un murmure, non, plutôt de l’agitation. Il s’agissait en fait des spectateurs qui s’impatientaient, en attendant le lever de rideau. Maurice se réjouit alors et se dépêcha vite de monter sur scène pour présenter son nouveau spectacle, intitulé  » Les aventures de Castor et Pataline ». Il fit rire l’ensemble de la salle et sortit sous un tonnerre d’applaudissements, les poches remplies de pièces d’or.
Sa réputation le précéda un peu partout, dans les provinces, les différentes fêtes et même lorsqu’il était invité à faire le mariole à un goûter d’anniversaire. Les enfants des cinq continents attendaient ses marionnettes avec leurs costumes tous plus originaux les uns que les autres. Maurice était satisfait de son train de vie et avait atteint son objectif : donner un peu de joie dans la vie de chacun

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