J’ai voulu interviewer Harry Roselmack

Ce mercredi devait être un jour qui allait sortir de l’ordinaire, qui n’allait pas se résumer à « métro-boulot-dodo ». Ce mercredi matin, je me suis réveillée avec une petite boule au ventre et un sourire sur les lèvres. Après avoir passé une heure dans la salle de bain à choisir ma tenue, à me coiffer et me maquiller, je pris le train, direction la foire internationale de Metz où j’allais enfin pouvoir LE rencontrer et l’interviewer.

Emue et stressée, je prends le bus pour me rendre au centre des congrès. Je surveille tous les arrêts par précaution, de peur de louper le mien. Après avoir traversé la moitié de la ville, j’arrive enfin à destination, bien en avance…Du moins, c’est ce que je crois…Une fois à l’intérieur du bâtiment, je remarque quelques gardes du corps non loin de moi, ainsi qu’un mouvement de foule. IL vient de faire son entrée dans la salle et se dirige tout droit vers le podium où il doit rencontrer des fans. Ma caméra dans une main, le micro dans l’autre, je cours vers le scoop avant de déchanter rapidement.

A ma grande surprise, et contrairement à ce qui était annoncé dans la presse, l’heure du rendez-vous avec le public avait été avancée. C‘est bien ma veine. Autour de moi, une multitude d’appareils photos et de journalistes. Les flashs crépitent, les questions fusent, les micros tentent de se frayer un chemin et chacun y va de son petit commentaire : « Il est plus beau à la télé » ; « il a l’air bien timide ». Les groupies du troisième âge sont au premier rang pour s’en mettre plein la vue et voir de plus près leur présentateur fétiche. Pendant plus d’une demie-heure, quelques privilégiés ont l’honneur de monter sur l’estrade pour tenter d’en apprendre plus sur LUI : son parcours, sa vision du métier, sa notoriété, son statut de sex-symbol pour certains.

Pendant ce temps, je tente désespérément d’obtenir quelques minutes d’interview auprès des organisateurs. J‘en profite pour photographier le journaliste sous toutes les coutures, en essayant tant bien que mal de me créer un passage dans la foule. La séance de dédicaces débute. Les seniors s’organisent pour être en pôle position dans la file comme à la caisse du supermarché car le nombre de places est limité et la concurrence est rude. Quant à moi, j’arrive enfin à passer le cordon de sécurité. On me précise que je n’ai que quelques secondes et que je ne dois poser qu’une seule question. Le choix s’avère crucial mais je n’ai pas le temps de cogiter. Je ne suis plus qu’à quelques centimètres de la star quand soudain, l’attaché de presse me demande de descendre du podium, prétextant qu’IL n’a plus le temps et que son planning est minuté à la seconde près. Rapidement, la foule se disperse, je reste seule, mon micro à la main. Déçue, je décide de me consoler avec l’unique chose qui me fasse encore sourire un peu : une glace au chocolat.

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