Génération Enchantée

Chaque génération a ses rêves, ses envies, ses intérêts, ses goûts, sa mode. Dès l’enfance, la mienne ressemblait à celle-ci  :
C‘était un rituel, chaque semaine sur France 3, je suivais assidûment les aventures des Minikeums et chantais le générique à haute voix. Le samedi matin, j’avais rendez-vous sur France 2 avec Bouli, le bonhomme de neige au coeur tendre, Saturnin le canard en guise de présentateur, Denver le dernier dinosaure et bien évidemment Cap’tain Planet qui était déjà à fond pour l’écologie. Le reste de la semaine, le programme comprenait surtout les malheurs de Sophie, les aventures de Sissi… Mais aussi celles des Musclés et de tout le club Dorothée. Sailor Moon, Inspecteur Gadget et Dragon Ball Z qui sont devenus au fil du temps cultissimes. Quand il ne s’agissait pas des dessins animés, c’étaient les séries tv ; Beverly Hills (l’original, la vraie de vraie), La vie de famille ainsi que Dawson et Félicity en milieu d’après-midi. Le soir, je rigolais avec Lagaf’ et Bill dans sa grosse soucoupe spécial Bigdil. Je regardais parfois « Coucou c’est nous » avec Dechavanne, j’avais pas encore l’âge de comprendre mais je visionnais quand même l’émission. Je regardais les cartoons même si c’était en anglais. Tom & Jerry, Titi & Grosminet, Bip-Bip et Coyotte sont devenus des personnages qui ont bercé ma tendre jeunesse.
Lorsque j’en avais marre des programmes imposés, je me rendais avec mes parents au vidéo-club du coin pour louer Picsou, Mickey et tous les Disney qui me mettent encore parfois la larme à l’œil aujourd’hui. Il faut dire que c’est tellement cruel lorsque le chasseur tire sur la mère de Bambi ou quand Mufasa du Roi Lion meurt soudainement…
Il m’arrivait aussi de bouquiner. En dehors des Chair de Poule et autres Cœur Grenadine, j’étais à fond sur Oui-Oui, Jojo Lapin, et les bandes-dessinées. Tom-Tom & Nana, les Schtroumpfs, Titeuf ou encore Boule et Bill, je lisais les bulles à la vitesse de l’éclair.
Quand la télévision était éteinte, je savais m’occuper tranquillement dans mon coin avec mes poupées Barbie, mon petit garage rempli de voiture et sans oublier autour de moi les Polly Pocket et autres Playmobils, car oui, en avant les histoires ! Lorsque la famille devait rendre visite à quelqu’un et que j’étais o-bli-gée d’aller avec, je glissais ma Game Boy dans ma petite sacoche pour pouvoir jouer à Mario où que je sois.

Avec les copains et copines je dansais en boucle sur « Wannabe » des Spice Girls, je chantais en chœur le refrain de « Partir un jour » et me pâmais devant Filip des 2be3. Dans ma chambre, je me déhanchais sur les chansons de Larusso, Sclub 7, Aqua [because I‘m a barbie girl…], Lou Bega et Gala. Au camping ou sur la plage, il y avait toujours le tube de l’été. Numéro 1 dans les ventes, la Macarena, Un dos tres, et même si je ne comprenais pas les paroles, je ne m’en lassais jamais.
Au cinéma, j’allais voir les derniers Walt Disney. J‘ai assisté au triomphe de Titanic. Au départ, je ne savais pas que l’intrigue tournait autour d’une histoire d’amour, je voulais juste voir le bateau couler. J‘ai aussi vécu la coupe du monde de football 98’. Mémorable ! J‘ai agité le drapeau dans les rues de la ville en voyant défiler toutes les voitures et en entendant des centaines de klaxons.

Avant d’aller à l’école, je m’arrêtais à la boulangerie, non pas pour m’acheter un croissant mais pour grignoter des graines de tournesols ou avoir des couilles de mammouth en guise de goûter. Durant la classe, j’apprenais à lire grâce à Gafi le fantôme ou à Ratus et ses compagnons. Je faisais de jolis dessins, apprenais à calculer et à orthographier les mots correctement grâce au Bled que j’avais dans le cartable.
Dans la cour de récré, je nourrissais mon canard ou mon poussin, ben oui les tamagochis étaient à la mode ! Plus la bestiole grandissait, plus tôt je devais me lever le matin pour la nourrir ou la nettoyer. A force, j’ai succombé à la tentation et j’ai laissé mourir la bestiole. Fallait faire un choix crucial mon gars : c’était soit lui, soit la grasse matinée. Avec les copains, c’était le bon temps, on s’amusait à balle au camp, aux billes, aux pogs aussi, on construisait des cabanes et on jouait aux gendarmes et aux voleurs en faisant la course en vélo.
Pendant le goûter, tout le monde se jetait sur les choco Rem, les petits écoliers de Lu (parce que ce n’est QUE pour les enfants), les petites briques de jus d’orange ou de chocolat au lait Candy up et toutes les variétés de Pépito. Parce que oui, Aïe Pépitoooo !

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