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Passer une soirée au cabaret

cabaret

Sur France 2, il y a une émission diffusée un samedi par mois qui est devenue culte ; j’ai nommé « Le plus grand cabaret du monde ». Chapeautée par Monsieur Sébastien, prénom Patrick (Patoche pour les intimes), elle met en lumière de nombreux artistes aux talents fous (le plus remarquable reste à mes yeux Jeff Panacloc, mais passons, ce n’est pas vraiment le sujet). Alors bien évidemment, lorsqu’on entend « Le plus grand cabaret du monde », on pense immédiatement au petit bonhomme en mousse, aux serviettes qui tournent et autres inepties musicales, mais aussi à des célébrités tous de strass vêtus, installées confortablement autour d’une jolie table rouge. Eh bien, à mon tour, je me suis assise à une table rouge.

Alors bien sûr, ce n’était pas chez Patrick Sébastien. Ce n’était pas non plus en compagnie de Shirley et Dino. Et ce n’était pas non plus avec une coupe de champagne en main. Ça aurait pu. Ce n’était pas près de la Tour Eiffel, mais non loin de la Porte de Brandebourg, à Berlin. Au Wintergarten, l’un des plus populaires de la capitale.

Un bien joli cabaret. Pas extravagant. Juste ce qu’il faut. Avec des tables rouges, et une petite bougie au milieu comme chez Patoche. Avec un rideau rouge, comme chez Patoche aussi. Avant que le spectacle ne démarre, les clients prennent le temps de terminer leurs assiettes. Ici, on ne vient pas seulement admirer des artistes, on est aussi là pour dîner et passer une belle soirée. Une dame dans une longue robe argentée, vient divertir la clientèle en lui proposant des tours de magie. A proximité, les serveurs s’affairent à ce que chacun ait son plat à temps. Au plafond, des milliers d’étoiles scintillent. Et sur les murs, de nombreux costumes sous vitrines et de multiples affiches font part de l’histoire du cabaret.

Le spectacle va commencer. Il s’agit de Breakin’ Mozart, un show qui mêle danse classique et breakdance, chant lyrique et piano, bruitages et acrobaties. Durant 2h15 (avec une entracte svp), les danseurs offrent du rêve, et des chorégraphies à couper le souffle. Les spectateurs participent à la beauté du spectacle et se laissent surprendre au fur et à mesure de la soirée. Nous en prenons tout simplement plein la vue. A la fin, la troupe salue le public sous les applaudissements. Le rideau se referme. Les clients vaquent à nouveau à leurs occupations. Dehors, les étoiles, les vraies cette fois-ci, brillent dans le ciel. Et la magie, elle, reste encore quelques minutes dans l’air.

Vis ma vie de bibliothécaire

bibliothécaire

Au travail, je suis entourée de livres. Le métier de bibliothécaire, je ne m’y étais pas destinée ; ça m’est un peu tombé dessus. Bon, j’avoue, j’ai un peu forcé les choses aussi. Certaines personnes m’envient, d’autres ne cernent pas très bien cette profession souvent pleine de préjugés. Aujourd’hui, j’ai décidé d’en combattre une dizaine, et de vous faire ouvrir l’œil sur ce métier en pleine révolution !

  • Non, nous ne lisons pas toute la journée. Il est vrai que chez nous, par temps de pause, ou parfois lorsqu’il n’y a pas de public, nous feuilletons un livre, une revue. Nous adorons lire, et il faut bien pouvoir conseiller autrui.
  • Quand la bibliothèque est fermée, nous travaillons. Eh oui, nous sommes bien cachés dans nos bureaux. Nous ne nous contentons pas de travailler aux horaires d’ouverture. Comment croyez-vous que les animations se préparent et que les livres arrivent en rayon ?!
  • Le métier de bibliothécaire exige des diplômes. Nous ne sommes pas seulement des agents d’accueil lorsque vous venez emprunter ou réserver des documents. Nous sommes polyvalents. Nous ne sommes pas toujours au même poste. Nous commandons des livres, nous les équipons, nous mettons en place des animations. Entre autres. Nous devons passer des concours si nous voulons évoluer au sein de la profession.
  • Nous ne sommes pas riches comme Crésus. Les bibliothécaires sont des fonctionnaires, soit. Il y a des avantages, soit. Mais n’allez pas croire que nous gagnons des cents et des mille. Ni que nous faisons le pont lorsqu’il y a des jours fériés. Nous sommes avant tout passionnés par notre travail.
  • Nous ne sommes pas toujours à la même place. Si vous nous voyez à l’accueil à 14h, vous pouvez très bien nous retrouver ailleurs à 16h. Nous n’effectuons pas la même tâche à longueur de journée.
  • Les bibliothécaires ne sont pas toutes des femmes. Et celles qui œuvrent dans une bibliothèque ne portent pas toutes des lunettes et un chignon serré.
  • Nous ne faisons pas « Pschuuuut ! » à longueur de temps. La bibliothèque n’est plus un lieu froid où le silence doit régner.
  • N’allez pas croire que parce que nous sommes planqués derrière notre ordinateur que nous ne faisons rien, en attendant le prochain usager. On n’en a peut-être pas l’air, mais on travaille.
  • Non, nous ne rangeons pas des livres de 9h à 18h. C’est une tâche qui fait partie du job, mais pas seulement.
  • Les bibliothécaires « femelles » ne sont pas vieilles, seules, aigries et n’ont pas trois chats comme animaux de compagnie. Qu’on se le dise !

Rue du commerce

Shopping_trip_by_daveyt

Au supermarché, il y a des rituels. Lorsque nous étions petits par exemple, nous voulions tous nous installer dans la chaise située dans le caddie. 50% d’entre nous embêtaient leur mère pour avoir des bonbons ou pour faire un détour par le rayon jouets. Plus grands, nous nous sommes amusés à essayer de faire rentrer l’antivol dans notre propre caddie. Et une fois qu’on est adulte, on a une autre vision des courses au supermarché, et on prend de nouvelles habitudes :

  • Souvent c’est Monsieur qui pousse et c’est Madame qui tient la liste.
  • Quand chacun prend un caddie, la course sur le parking devient inévitable
  • On achète tout un tas de trucs qui ne figurait pas sur la liste. Des Maxi Kinder, des M&M’s, et des céréales, pour le jouet à l’intérieur…
  • On se fait doubler par Mamie à la boucherie, c’est comme ça
  • On espère ne jamais tomber sur une connaissance au rayon PQ ou préservatifs.
  • On ne comprend jamais ce qui est dit dans le haut-parleur
  • A la caisse, on tombe toujours sur quelqu’un devant nous qui a soit oublié quelque chose en rayon, soit qui a pris un produit sur lequel le prix n’était pas indiqué
  • Quand on arrive devant notre rayon favori, il s’avère systématiquement vide
  • La personne devant vous à la charcuterie ne sait pas ce qu’elle va prendre alors que c’est son tour
  • Ou la personne devant vous commande comme si elle attendait 30 invités à son barbecue
  • La poignée du pack d’eau nous lâche en plein milieu des courses
  • La file que l’on choisit à la caisse n’avance jamais
  • Le caddie plein, on a l’impression d’avoir une famille constituée de 10 personnes, alors qu’on est seul, voire à deux.
  • La carte bleue ne passe pas à la caisse alors qu’on a des sous sur le compte ; tout le monde nous dévisage
  • Quand on arrive chez soi, on se rend compte qu’on a oublié quelque chose

Le profil Facebook

facebook

Sur Facebook, on retrouve aussi bien des membres de notre famille, que des amis ou des connaissances, voire des inconnus. Et parmi ceux-là, il y en a une dizaine qui nous agace quotidiennement, de par leur usage du réseau social. On ne va pas les supprimer, non, parce qu’après tout ce sont des amis, et on les aime bien. Mais quand même…

  • Il y a celle qui poste plein de selfies à longueur de journée, en faisant son sempiternelle duckface, en voiture, près du miroir de la salle de bains, ou encore avec son chien.
  • Il y a celle qui prend Facebook pour un marché aux puces, et qui tente de vendre tout ce qu’elle peut, jusqu’à son grille-pain ou son fer à friser.
  • Il y a celle qui poste plein de citations sur la vie, la mort, la vérité, l’amour, avec une image bien cheap qui comprend des papillons et des petits chats touuuut mignons.
  • Il y a celui qui n’arrête pas de te relancer pour obtenir plus de vies à Candy Crush.
  • Il y a celle qui fait part de ses états d’âme à longueur de journée, mais sans en dire trop, parce que c’est perso ! « Se sent triste » ou « Déprimée », voire « A envie de pleurer ». Vous savez, c’est cette personne à qui vous lancez un « Pourquoi ? Ça n’va pas ? » et qui te répond « Viens me voir en MP ! »
  • Il y a celui qui n’arrête pas de partager des concours pour gagner en vain quelque chose et qui, par conséquent, te pourrit ton mur.
  • Il y a celle qui change de photo de profil 3 fois/semaine. Éternelle insatisfaite narcissique.
  • Il y a celui qui ne dit rien, et qui préfère lire le statut des autres, plutôt que de se dévoiler.
  • Il y a celle qui poste plein de photos de son chat… Voire qui lui crée un compte Facebook spécial.
  • Il y a celle qui fait savoir au monde entier qu’elle est enceinte, à coup de photos de ventre, d’échographies, de kilos pris et de compte à rebours avant le jour J.

J’ai vu le Lac des Cygnes

ballet

C’était une envie. Une envie qui est venue subitement en regardant la prestation de Natalie Portman dans « Black Swan ». J’avais envie de voir un ballet (pas une schizophrène j’entends bien). Je ne sais pourtant pas danser, je n’ai jamais mis de tutu, seulement des ballerines quand les beaux jours arrivent. Je n’y connais absolument rien en danse classique, mais la mélodie du Lac des Cygnes me fout des frissons à chaque fois que je l’entends.

Alors j’ai pris mon billet. Pour le Lac des Cygnes. Présenté par le Bolchoï de Minsk s’il vous plaît. Plus de 2h15 de spectacle. Trois actes. Deux entractes. Quand on n’est pas habitué, ça fait long, je vous assure.

Le rideau s’est ouvert et ma mâchoire est tombée. Un décor fabuleux, tout droit sorti d’un conte de fées. Des costumes à tomber par terre, à faire rêver les petites filles (bon, les grandes aussi). Une belle histoire, signée Tchaïkovski, qui raconte la chose suivante :  au cours d’une partie de chasse, le prince Siegfried découvre des cygnes, ou plutôt des jeunes filles victimes d’un ensorcellement. Pour contourner le sort, ces dernières doivent trouver l’amour éternel.  Le récit pourrait s’arrêter là, mais non. Alors que le mariage entre Odette (THE cygne blanc) et Siegfried est sur le point d’être célébré, Odile, THE cygne noir, est présentée au prince. Mais heureusement pour Odette, le prince ne change pas d’avis et triomphe du magicien qui a jeté ce maudit sort. Ça c’est pour la version « happy end ». Car oui, il existe aussi une version « bad end » pourrait-on dire ? Dans laquelle le cygne blanc meurt de chagrin. Triste mais plus réaliste peut-être ?

M’enfin, comme vous pouvez vous en douter, après trois actes, deux entractes, 1001 pointes, une vingtaine de jetés et une cinquantaine de sauts de chat (oui j’ai quand même jeté un œil au vocabulaire lié au ballet pour vous pondre tout ça), j’en ai pris plein la vue ! C’était beau, très beau, un instant de magie oui, mais qui ne m’a pas fait tomber amoureuse des ballets pour autant, bien que les danseurs et les musiciens soient prodigieux. Je pense qu’il faut au moins en voir un une fois dans sa vie. Pour sa culture générale. Pour ne pas mourir bête. Pour changer des sorties habituelles. Promis, la prochaine fois, je tente l’Opéra !

Je suis devenue allergique au printemps

allergie pollen

Souvenez-vous, vous croisiez leur route au printemps, il n’y a encore pas si longtemps… Elles se mouchaient sans cesse, avaient les yeux rouges et éternuaient à tout-va. « Elles », ce sont ces personnes qui appréhendent le retour des beaux jours, pas parce qu’elles n’aiment pas le soleil, mais parce qu’elles sont allergiques au pollen. Quand je les voyais, le nez fourré dans leur kleenex, je les plaignais ; je m’estimais chanceuse d’avoir été épargnée. Et puis un jour…

Un jour, j’ai finalement fait partie de ce groupe de personnes. Du jour au lendemain. Sans prévenir. J’ai d’abord cru à un simple rhume. Sauf que le rhume a persisté. Aujourd’hui, je suis moi aussi allergique aux pollens d’arbres. Et contrairement à ce que l’on pourrait penser, ça ne part pas comme ça arrive, non ; une fois que c’est là, c’est pour la vie. Ce n’est pas pour autant que je vais me mettre à haïr ma saison préférée. Ces oiseaux qui sifflent au petit matin, cette douceur dans le vent, ces bourgeons et cette nature qui renaît.

Alors on enchaîne les sprays, les cachets et l’inhalateur. On s’abonne à Lotus et on prend son mal en patience pendant plusieurs mois. On va chez l’allergologue pour réaliser des tests et savoir quels pollens, quels arbres ont décidé de nous pourrir la vie. On se fait tatouer le bras avec des formules improbables. Une rougeur par-ci, une autre par-là. Nous voici désormais allergique au boulot, pardon au bouleau…On essaie d’en rire et de vivre avec.

Interrogatoire en règle

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N’avez-vous jamais remarqué : certaines personnes dans notre entourage ont le don de nous poser des questions agaçantes et ce, tout au long de notre vie ? Des questions qui ne regardent que nous. Des questions répétitives. Des questions sur notre « évolution ». Des questions qui ne s’arrêteront jamais…

Vous savez, ce sont ces mêmes personnes qui, lorsque vous aviez 8 ans vous demandaient :

  • Tu aimes l’école ?
  • Et tu veux faire quoi plus tard ?

Qu’on ait une réponse à la première question passe encore, mais la seconde… Peu d’enfants ont une idée précise du métier qu’ils aimeraient exercer.

A 12 ans, les questions sont presque les mêmes, à un point près :

  • Le collège, c’est bien ?
  • Et tu veux faire quoi plus tard ?
  • T’as un petit copain ?

Oui, 12 ans c’est tôt pour avoir un petit-copain, enfin pas pour tout le monde vraisemblablement puisque la question nous pend au nez.

A 16-17 ans, ça se corse un peu :

  • Tu vas bientôt passer le permis ?
  • Et le Bac ? C’est bientôt, hein !
  • Tu vas faire quoi après ?
  • Et t’as un petit copain ?

Une fois le Bac passé, on peut être soulagé d’avoir une question en moins. Mais le soulagement ne dure qu’un temps. Car, une fois que les études sont passées et qu’on a le permis, vient le temps d’autres questions :

  • T’as un petit copain ?
  • Et sinon, toujours pas de boulot ?

La question du boulot est très fâcheuse, surtout par les temps qui courent. Je crois que c’est l’une des plus agaçantes, car plus elle se répète, plus elle nous fait culpabiliser. Mais rassurez-vous, le jour où vous avez ENFIN trouvé un job, on vous demandera :

  • Et sinon, tu travailles toujours dans telle boîte ? Ça va, ça te plaît ?

Le job est trouvé, le permis est passé, vous vous êtes enfin installée dans un nid douillet. Reste la question des « amours ». Alors ça aussi, ne pensez pas que vous allez être débarrassée une fois que vous aurez trouvé un chéri sérieux, digne de ce nom, tututut ! Car après avoir eu droit à :

  • Et toi, toujours pas de « Jules » ?
  • T’es lesbienne ? (J’exagère, mais je suis sure que c’est déjà arrivé à certaines)
  • Tu veux rester seule toute ta vie ?
  • Mais t’as vraiment personne en vue ?
  • Ça fait longtemps que t’es célibataire, non ?

Quand les choses durent, préparez-vous à :

  • Un interrogatoire tout d’abord sur votre compagnon, puis à des questions qui vont monter en puissance au fil des mois et des années, à savoir :
  • Vous vivez ensemble ?
  • Vous comptez vous marier ?
  • Et les enfants, c’est pour quand ?
  • T’en veux pas un troisième ? Mais pourquoi ?

Un cercle sans fin, je vous le dis…

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