Le plus beau jour de ta vie

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Petite, tu rêvais du mariage parfait, celui où tu jetais le bouquet de fleurs, avais la plus belle robe qui soit et le marié qui allait avec. Petite, tu t’imaginais comme toutes ces princesses dans les contes de fées qui rencontraient le prince charmant. Et voilà que tes rêves se réalisent, te voilà devant le miroir à admirer ce que la coiffeuse a fait de tes cheveux, à tournoyer dans tous les sens avec ta robe blanche, à avoir un peu la main qui tremble parce que tu te demandes si c’est le bon et si tu as fait le choix qu’il fallait.

Hier encore, tu fêtais ton enterrement de vie de jeune fille, entourée de tes meilleures amies. Tu te promenais dans les rues de la ville, déguisée, à réclamer des bisous aux passants pour l’occasion. Un strip-teaser t’a fait passer une soirée torride car non seulement il savait se déhancher mais il portait aussi l’uniforme qui te faisait craquer.

Aujourd’hui, tu avances lentement devant l’autel. La marche nuptiale retentit. Tous les regards sont braqués sur toi. Tes demoiselles d’honneur te font un clin d’œil et portent des robes de couleur rose pâle qui les mettent assez en valeur, contrairement à ce que l’on peut voir dans au cinéma. Mais cela reste ton jour, et c’est toi la plus belle. Tu aperçois au loin celui avec qui tu passeras le reste de ta vie et rien qu’en l’observant, tu sais que tu ne feras pas machine arrière. Ça y est, c’est le moment de prononcer les vœux, de se jurer amour et fidélité, de s’échanger les alliances, celles qui vous unissent à jamais.
Une pluie de pétales de roses tombe sur vous. Place à la fête désormais. Tout d’abord le cocktail, puis le repas. A la table des célibataires, ça drague sévère. D’autres invités s’amusent à faire la chenille ou à porter un toast aux mariés. Les enfants eux, dansent comme des fous. Il est venu le temps de la première danse. C’est à vous d’ouvrir le bal sur votre chanson. C’est un instant magique. Il y a beau avoir la foule qui tourbillonne autour de toi, tu as l’impression d’être seule au monde avec l’être aimé. La musique terminée, tu découpes une part de la pièce montée et donnes un petit chou à ton cher et tendre. Tout en haut de la pyramide, tu fixes les personnages qui vous représentent. Les festivités se poursuivent et durent toute la nuit. Tu n’y assisteras pas jusqu’au bout car la lune de miel et le septième ciel attendent déjà les deux tourtereaux…

Au fil des pages

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La lecture est un voyage. On est embarqué par les mots, on change totalement d’univers, on s’identifie à un personnage. On vit une autre vie le temps de quelques pages. La lecture nous libère de nos craintes, de nos peurs, de nos angoisses. La lecture nous fait traverser les époques, les lieux, toutes ces barrières qu’habituellement nous ne pouvons franchir. La lecture est un plaisir. Plaisir de pouvoir imaginer, rêver, délaisser une réalité pour une autre.

Il y a ces romans, remplis de magie, d’amour et de simplicité qu’on ne peut s’empêcher de dévorer d’un coup. Ces histoires parfois incohérentes, invraisemblables qui nous laissent pourtant songeurs et plein d’espoir.
Il y a ces bandes dessinées qui nous divertissent, nous font sourire et nous replongent dans l’univers de notre enfance.
Il y a ces pièces de théâtre, absurdes, pleines de sens, dramatiques ou comiques qui nous font réfléchir sur le sens de la vie et des choses qui nous entourent.
Il y a ces poésies que l’on a dû apprendre par cœur ou pas, ces poètes qui jouent sur les mots et qui se servent de la langue française comme d’une arme, d’un moyen d’exprimer leur mal-être ou leurs sentiments profonds.
Il y a ces écrits scientifiques, ces essais, ces contes philosophiques qui nous servent de corpus pour nos études, qui nous barbent de temps à autres mais qui nous en apprennent plus sur notre monde et sur notre propre personne.
Il y a ces tragédies, ces récits autobiographiques touchants, poignants qui nous rappellent qu’il y a toujours beaucoup plus malheureux que nous sur Terre et qu’il faut savoir se satisfaire de ce que l’on possède déjà.
Il y a ces romans épistolaires, ces journaux intimes où l’on pénètre dans l’intimité des gens, où l’on découvre un monde qui nous était alors totalement inconnu jusque là.
Il y a ces contes de fées, signés Perrault ou Walt Disney, qui nous font rêver, croire au prince charmant. Des mondes féériques où ce sont toujours les gentils qui gagnent contre les méchants.

Il y a ces pages qu’on oubliera aussitôt une fois le livre refermé…
Et toutes ces autres qui auront bercé notre imagination et qu’on ne pourra oublier.

Une lettre. Un mot. Une phrase. Un paragraphe. Un chapitre. Un roman.
Un titre. Un auteur. Une couverture. Un résumé. Un livre. Une bibliothèque.
Un trait de caractère. Un personnage. Un endroit. Un moment. Un univers.
Un début. Un milieu. Une fin.

La réunion sextoys

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Depuis quelque temps, les réunions Tupperware sont délaissées au profit de nouveaux objets : les sextoys. Un phénomène qui prend de l’ampleur et qui permet de briser les tabous autour de la sexualité.

Sextoy : nom masculin anglais signifiant "jouet sexuel", permettant de faciliter ou d’augmenter le plaisir sexuel, seul(e) ou en couple. Depuis quelques années, ces nouveaux joujoux s’invitent chez les particuliers, à la manière des fameuses réunions Tupperware. Car même si « le plastique c’est fantastique », les soirées sextoys, c’est sympa aussi, surtout quand il y a des thématiques telles que « black & white », « strass et paillettes » ou « bonbons à volonté ». Pour les filles ou les garçons, spécialement destinées aux couples ou aux célibataires, pour les homosexuels comme pour les hétéros, pas de jaloux, tout le monde y a droit. Munie d’une grosse valise remplie "d’asexeoires", l’animatrice plante le décor : nappe noire, éventail à plumes, canards vibromasseurs et huiles chauffantes, aucun produit ne manque à l’appel. C’est parti pour plus de 2h de découverte, de démonstration et de fous rires. On commence par la lingerie pour les soirées coquines. Chaque sous-vêtement a son petit nom : Charlotte pour le string, Laura pour la nuisette ou encore Pénélope pour le tanga. Facilement identifiables ! Puis on passe aux cosmétiques, le grand succès des réunions sextoys ! Gels lubrifiants, bougies de massage comestibles "Croque-moi" au banana split ou encore "Poussière d’amour" pour recouvrir le corps de paillettes, les clients ne peuvent qu’être conquis par ces noms doux et ces saveurs sucrées. La réunion s’enchaîne avec les jeux et les accessoires, sous le regard amusé des invités. Derrière les boîtes en forme de cœur se trouvent des défis romantiques ou érotiques pour pimenter le plaisir amoureux. Après avoir fait découvrir les plumes d’amour et le fouet des anges aux participants, l’animatrice se lance dans la dernière ligne droite : les sextoys. Anneaux vibrants, boules de geisha, sans oublier les canards vibromasseurs qui ont d’autres fins que de décorer la salle de bain, il y en, a pour tout le monde et pour tous les goûts. N’oublions pas dans le lot, le best-seller gigantesque avec boule à facettes intégrée, télécommande et différents niveaux vitesses. De quoi pousser mémé dans la tombe et terroriser les plus chastes d’entre nous…

Un cours de zumba

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Quand on a commencé à parler de la zumba à la télévision et dans la presse, je me suis dit : "Tiens, pourquoi pas ?" Dans les reportages, les filles alliaient sport et plaisir, et même les moins sportives avaient l’air d’y prendre goût. Il y avait comme de l’amusement durant ces séances. De l’amusement oui, mais de l’énergie aussi et des calories qui semblaient s’envoler. Alors, j’ai voulu essayer…

Je suis allée dans un club non loin de chez moi, qui proposait des cours de zumba le soir. Armée d’un pantalon de jogging et d’un débardeur, j’ai franchi la porte, un peu hésitante. La coach, en tenue de sport ultra-courte avec tablettes de chocolat à la vue de tous, m’a accueillie avec le sourire : "La séance d’essai est gratuite". Chouette, un argument supplémentaire pour tester !

Dans la salle, une cinquantaine de femmes attendait que le cours démarre. La pièce n’était pas immense et comprenait des miroirs avec, au-dessus d’eux, une pendule. 20 heures, la séance allait pouvoir commencer. C’était parti pour 3/4h de zumba.

Les premières minutes sont d’ores et déjà très dynamiques, mais ce n’est rien à côté de ce qui m’attend. 20 secondes de pause pour 5 minutes intensives de chorégraphies en tous genres. Je sens que je vais morfler, moi la fille pas sportive pour un sou. Car, oui, les mouvements sont énergiques, alors forcément je donne tout ce que je peux, enfin au début.

20h15 : ce n’est pas possible, l’horloge s’est arrêtée ?! Il me reste une demi-heure à tenir et je suis déjà sur les rotules. La plupart arrivent à suivre sans problème les ordres de la coach. De mon côté, le punch que j’avais au départ me délaisse peu à peu. OK, j’avoue : je suis en nage ! Sérieusement, comment reprendre son souffle en si peu de temps pour enchaîner avec des mouvements toujours plus rapides ?!

20h30 : le plaisir a laissé place à la souffrance. Je ne m’amuse plus trop, j’ai presque hâte que ça s’arrête. J’ai mal aux jambes, je suis toute rouge, j’ai l’impression d’être dans un goulag. Les cours de sport du lycée, à côté, c’est de la rigolade. Et ces filles toutes fraîches à côté de moi, mais comment font-elles ?!

20h45 : le cours de zumba s’achève. Allelujah ! J’ai mal partout, et je ne me sens pas très bien. Je mange un truc sucré pour me ressaisir et rentre chez moi. Je n’ai jamais autant transpiré de ma vie. Complètement "out", je me couche tôt.

9h, le lendemain matin : je me réveille. Je suis tombée comme une mouche ; en même temps, ce n’était pas très difficile. Je me tourne sur le côté et ai la vague sensation que mes jambes pèsent une tonne.

9h15 : je décide de me lever. Oh !?@!$*# !!!! Je me sens comme une vieille de 70 balais qui a dû mal à se mettre debout et à mettre un pied devant l’autre. J’ai du mal à marcher, c’est comme si j’avais des bleus sur les jambes.

Epilogue : il m’a fallu 3 jours pour que je marche à nouveau "correctement" sans avoir mal. Merci la zumba ! C’était pas précisé ça, dans les reportages, que c’était intensif, hein ! On voit des nanas rigoler, danser, prendre du plaisir, mon c.., ouais !!!

Avec le recul, je me dis que je suis peut-être tombée sur une coach "tyran". Je ne tire pas un trait définitif sur la zumba mais je me suis fait une promesse : la prochaine tentative, ce sera un cours pour débutants. Faut pas déconner !

La chasse aux kilos

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L‘été arrive et comme toute damoiselle qui se respecte, la guerre aux kilos a été déclarée. Pas question de se rendre sur les plages de la Côte d’Azur avec des bourrelets qui dépassent du bikini. D’ailleurs, ce maillot de bain, est-ce qu’on rentre encore dedans ?

Faut dire que depuis les vacances au camping des Mouettes  Blanches l’an dernier, de l’eau a coulé sous les ponts. Il y a eu entre temps les fêtes de fin d’année où on s’est enfilé une dinde et une bûche vanille-chocolat en un repas, la fameuse galette des rois à la frangipane, les beignets de Carnaval et puis les œufs de Pâques ! Du coup, les kilos se sont fait la belle !
Le moment est venu d’organiser un tête-à-tête avec sa balance, à ses risques et périls ! Et là, c’est le drame… Honteuse, on se lance à corps perdu dans les régimes promus par Cosmo’, Glamour,  Duncan et Je veux maigrir bordel ! Bye-bye la tablette Côte d’Or, la tartelette à la fraise et le milk-shake banane, bonjour la salade verte et les soupes en sachet.
Pendant les trois mois qui précèdent les grandes vacances, on a banni tout ce qu’on aimait manger, on a fermé les yeux en passant devant une pâtisserie et on n’a pas bronché quand on a vu sa meilleure amie s’enfiler une meringue glacé et des brownies sans prendre un seul gramme. On s’est ruiné (et traîné) à la salle de gym avec un coach qui nous tapait sur le système parce qu’on voulait aussi être « belle toute nue » ; on a essayé des crèmes amincissantes, mangé des pots Slim Fast et pourtant on n’a pas "maigri rapidement" comme le voulait le slogan, au contraire…On a perdu des euros et non des kilos. On a finalement stoppé tous ses régimes à la con et on s’est montré plus logique en prenant la décision de manger sainement et de pratiquer un minimum de sport. Tant pis pour les quelques grammes en trop. De toute façon, on ne peut pas les supprimer comme sur Photoshop d’un coup de baguette magique !…

Rien que pour vos cheveux !

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C‘est toujours la même chose : à chaque fois que l’on se rend dans un salon de coiffure (ou que le coiffeur vient à nous), on a nos petites habitudes…
D’abord, on attend son tour en lisant des magazines people ou fashion, avec des mannequins à la peau parfaite (et surtout retouchée x fois) et à la coupe impeccable. Et puis on s’installe confortablement pour que le coiffeur puisse nous laver les cheveux. L’eau a beau être gelée ou bouillante, vous direz toujours qu’elle est à la "bonne température" lorsqu’on vous posera la question, quitte à serrer les poings.
Après shampouinage et rinçage, vient le temps de la coupe de cheveux. Comme toute personne qui se respecte, vous avez prévu le coup : magazine en main, vous montrez LA coupe qui vous fait rêver et que vous voulez adopter. Un vœu impossible à satisfaire selon celui qui détient les ciseaux. Vous allez devoir vous y faire : vous ne ressemblerez jamais, oh grand jamais à la star qui se trouve sur l’image, à moins d’avoir recours à la chirurgie esthétique…et encore…
Dépité(e), vous décidez d’opter pour quelque chose de plus banal, qui comme le souligne le coiffeur, donnera une coupe dynamique et pleine de légèreté. Vous le menacez bien entendu de ne pas vous "couper touuuuuut çaaaaa" mais juste les pointes, car les mauvaises surprises, ça suffit. Adieu donc le blond platine, les mèches rousses par petits paquets, les racines perçues au premier coup d’œil et la permanente qui vous donnait un air de mouton mexicain ; bonjour le naturel ! Au revoir aussi vos 37,50€ qui ne vous auront apporté rien de neuf sous le chapeau. Au final, vous ne ressemblerez ni à Rihanna (heureusement, car la moitié du crâne rasé, c’est pas votre truc, ni à Shakira mais bien à vous et vous seul(e).
Et encore une fois, comme tout le monde, dès que vous sortirez du salon, vous exposerez à qui voudra bien le voir votre toute nouvelle coupe super moderne mais pas très nouvelle parce qu’après tout, même avec toute la volonté qui sommeille en vous, vous n’arriverez jamais à reproduire cette même coupe le lendemain et les autres jours qui suivent.